50 ans APOLLO XI : Alune-toi et marche


Vous avez fait quoi ces 4 derniers jours ? On vous demande ça parce que c’est le temps qu’il a fallu à quelques-uns pour faire la rando du siècle. Escapade vers la Lune, rien de moins. Cela fait 50 ans que deux hommes ont marché sur la Lune. Récit d’une épopée.

Le 20 juillet 1969 à 21h56, heure US, le centre de contrôle de la NASA, situé à Houston, recueille le degré de stress  le plus élevé jamais constaté dans les années 60. L’équipe d’astronautes à terre, baptisé CAPCOM, suit mètre après mètre la trajectoire de la capsule de l’expédition Apollo XI.

Plus de 600 millions paires d’yeux dans le monde assistent médusés à l’événement du siècle. Un homme va marcher sur la Lune. Deux hommes, Neil Armstrong et Buzz Aldrin grâce à leur caméra Hasselblad diffusent au monde entier le film le plus surréaliste jamais produit : la terre vue de 384 400 km.

Une conquête au travers d’un homme

Cette épopée prend forme 20 ans auparavant. Le parcours de Neil Armstrong illustre parfaitement le virage que prennent les Etats-Unis après la seconde guerre mondiale. Poussée par les ambitions de l’URSS à conquérir l’espace (à défaut d’Amérique), la patrie de l’Oncle Sam a très vite pris le mustang par la crinière et franchit le mur du son grâce à Chuck Yeager à bord du Bell X-1 le 14 octobre 1947. Chuck Yeager sera l’acolyte d’Armstrong au cours de la carrière de pilote d’essai de ce dernier.

Passionné par les avions dès son plus jeune âge, le jeune Neil est emmené par son père, commissaire aux comptes pour l’Etat de l’Ohio, aux courses aériennes de Cleveland. Une révélation. Il passe son brevet de pilote à l’aéroport de Wapakoneta en 1945. Il a alors 16 ans et n’a pas encore son permis de conduire.

Neil Armstrong à côté de son X-15

A sa majorité, il entre à l’Université de Purdue. Ses études, au coût certain, sont financées par le plan Holloway qui prend en charge les 6 années d’études d’ingénieur en échange de 3 années dans la Navy. Armstrong obtient une licence en aéronautique mais doit partir en 1950 faire son service militaire. Il suit une formation de pilote de chasse. Affecté sur le porte-avions USS Essex, il participe à la guerre de Corée et réalise 78 missions sur son chasseur F9F Panther. En 1955, après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur, Neil Armstrong intègre la NACA, ancêtre de la NASA. Pilote d’essai, Neil met au point, au choix, bombardier, chasseur et les fameux Bell-X et North American X-15. Il monte à 63 km d’altitude avec ce dernier à une vitesse avoisinant les 6 600 km/h. Autant dire que l’on prie pour que les soudures de la carlingue tiennent pour ne pas faire le jump du siècle !

A cette époque, Armstrong travaille avec Chuck Yeager le premier homme à avoir atteint officiellement le mur du son. Neil totalise 2450 heures de vol sur plus de 200 appareils. En mai 1958,  il est sélectionné pour faire partie du programme « Man in Space Soonest » de l’armée de l’Air. Trois ans plus tard, il est désigné parmi les six pilotes susceptibles de piloter l’avion X-20 Dyna Soar dans l’espace. Un avion capable d’effectuer un ensemble de missions incluant la reconnaissance, le bombardement, le sauvetage d’astronaute, la maintenance de satellites et le sabotage de satellites ennemis… suivez mon regard… Ce projet de $ 660 millions sera abandonné mais le projet ressortira des cartons 20 ans plus tard lors de la conception de la navette spatiale américaine

Les Etats-Unis en retard sur la Russie

« We choose to go to the Moon » – J.F. Kennedy

Pendant ce temps, le 25 mai 1961, le Président John Fitzgerald Kennedy, fraichement élu, exacerbé par les soviets en avance dans la conquête spatiale, décide de mettre tous les moyens pour qu’un américain marche sur la Lune et revienne sain et sauf dans les 10 ans à venir : « We choose to go to the moon !». A cette époque aucun vol orbital habité américain n’a alors été réalisé. A contrario, les russes continuent de pavoiser et multiplient les sorties tels les livres de Oui Oui  : une chienne dans l’espace (1957), un homme dans l’espace (1961), une femme dans l’espace (1963). La NASA lance plusieurs programmes spatiaux destinés à préparer les futures expéditions lunaires : Gemini pour mettre au point les techniques de vol spatial et de reconnaissance cartographiques, Apollo pour se rendre sur la lune.

Neil Armstrong, toujours motivé, se jette sur le programme Apollo et pose sa candidature pour devenir astronaute. Sa candidature arrive avec une semaine de retard. Ce n’est sans compter un certain Dick Day avec qui Armstrong avait collaboré sur la base d’Edwards. Ni vu ni connu, le dossier Armstrong, arrive en haut de la pile. Ce dernier se trouve à passer la visite médicale tant redoutée. Neil Armstrong est retenu et fait partie du groupe d’astronautes baptisé « The New Nine » le 13 septembre 1962. Il est le premier astronaute civil non militaire d’active.

Apollo 1 partira en fumée avec les astronautes à l’intérieur lors d’un exercice.

Mais l’affaire Apollo s’engage mal. Le 27 janvier 1967 un incendie au sol se déclare  au sein du vaisseau spatial Apollo 1 lors d’une répétition. Les trois astronautes décèdent ne parvenant pas à ouvrir la capsule. Outre la réduction des matériaux hautement inflammables dans la cabine, l’écoutille fut modifiée pour pouvoir être ouverte en moins de 10 secondes. Cette avarie entraîne un retard du programme de 2 ans. Les 6 vols Apollo suivants ne sont pas habités et permettent de valider les tests du lanceur Saturn. Apollo VII, en octobre 1968, est la première mission habité destinée à valider les modifications effectuées sur le vaisseau suite à l’incendie d’Apollo I. Les trois astronautes présents diffusent pour la première fois les images à la télévision américaine. Les 3 missions qui suivent valident le module lunaire et les phases d’atterrissage. Armstrong est membre de l’équipage de réserve de la mission Apollo 9. Le 5 avril 1967, il apprend qu’il est retenu parmi les 17 astronautes susceptibles de faire partie de la première mission lunaire. Sur la base du système de rotation des équipages, Armstrong commandera la mission Apollo 11. Le graal !

Un module lunaire

Depuis 1962, la NASA travail sur le module lunaire LEM (Lunar Excursion Module) destiné au débarquement sur la Lune. Seule cette solution permet en effet de tenir l’échéance fixée, en réduisant la masse à satelliser et en limitant les coûts et les risques techniques.

En 1961 les calculs se font à l’ancienne…

Le LEM comporte deux étages : un étage de descente dont le rôle principal est de faire atterrir verticalement le module grâce à un moteur à poussée variable et un étage de remontée doté de son propre moteur et dans lequel se situe la cabine pressurisée où séjournent les astronautes.

La conception et la construction du module lunaire sont réalisées sous la maîtrise d’œuvre de la société aérospatiale Grumman constructeur américain du célèbre chasseur Hellcat. Quinze modules lunaires seront construits, dix voleront et six atterriront sur le sol lunaire au cours de la période 1969-1972.

Pour parvenir au taux de fiabilité visé, la NASA envisage de donner aux astronautes la possibilité de réparer les composants défaillants. Mais ce choix suppose de les former à des systèmes nombreux et complexes, d’emporter des outils et des pièces de rechange et de rendre accessibles les composants à réparer ce qui les rend vulnérables à l’humidité et à la contamination. La NASA renonce à cette solution en 1964 et décide d’intégrer dans la conception du vaisseau des solutions de contournement fournissant une alternative pour chaque anomalie susceptible de se produire. En cas de panne de sous-systèmes complets jugés vitaux, des systèmes de secours doivent pouvoir prendre le relais dans un mode plus ou moins dégradé. Ainsi le système de navigation dispose d’un système de secours développé par un autre constructeur pour éviter qu’une même faille logicielle mette en panne les deux systèmes.

La configuration du train d’atterrissage est l’objet de nombreux débats car les ingénieurs ne disposent jusqu’en 1966 d’aucune donnée précise sur la consistance du sol lunaire. Dans le doute, la NASA modifie ses spécifications initiales en demandant à Grumman de faire passer la taille des semelles situées à l’extrémité des jambes du train d’atterrissage de 22 à 91 cm de diamètre. Mais dans cette nouvelle configuration le LEM ne tient plus dans le carénage qui doit l’accueillir au sommet de la fusée Saturn V : il faut donc prévoir un train d’atterrissage articulé qui ne sera déplié qu’une fois le module lunaire extrait de son carénage. Pour des raisons d’encombrement également le nombre de jambes passe de cinq à quatre. Dans son architecture, le LEM comporte deux étages : un étage de descente dont le rôle principal est de faire atterrir verticalement le module lunaire et un étage de remontée doté de son propre moteur et dans lequel se situe la cabine pressurisée où séjournent les astronautes.

En 1968, les entrainements avec le module lunaire Apollo appelé Lunar Landing Research Véhicules puis Lunar Landing Training Véhicules s’enchainent. Le 6 mai 1968, Neil Armstrong se scratch avec l’engin mais parvient à s’éjecter à temps. Le 23 décembre 1968 Armstrong est désigné commandant d’Apollo11, Buzz Aldrin pilote du module lunaire et Mickael Collins pilote du module de commande. Aldrin pensait qu’il serait désigné pour être le premier à marcher sur la Lune compte tenu de son expérience sur le programme Gemini mais l’agencement du module en décida autrement. Le commandant avait un accès plus facile pour sortir en premier. Vive le chef !

Les astronautes se dirigent vers le pas de tir.

Un événement mondial retranscrit à la télévision

Le 16 juillet 1969 à 13h32 le lanceur Saturn V de plus de 3 000 tonnes s’arrache dans un écran de fumée du complexe de lancement 39 de Cap Canaveral et file pour se placer en orbite basse autour de la terre. Lors du lancement, Collins trouve que la fusée Saturn V est  » agitée de hoquets « , mais son troisième étage propulse comme prévu le vaisseau vers la Lune. Trois jours après, Apollo 11 survole la face cachée de la Lune et Collins allume pour six minutes le moteur SPS de 9,3 tonnes de poussée qui va consommer onze tonnes de carburant pour freiner le vaisseau de 9 170 km/h à 6 115 km/h et le placer sur une première orbite au périlune de 113 km et à l’apolune de 312 km. Le voyage dure 4 jours.

Famille de Neil Armstrong lors du décollage de Saturn V.

 » Nous y sommes, Aigle…Attention les gars ! »

Puis arrive l’instant où Collins doit détacher le module lunaire Eagle de la cabine Columbia. Il prévient ses deux compagnons  » Nous y sommes, Aigle…Attention les gars ! ». Le module s’éloigne et Collins reste en alerte pour  les secourir si l’atterrissage sur la Lune avorte ou s’ils décollent plus tôt que prévu. Le troisième étage est rallumé pour prendre la trajectoire vers la lune.  Le module lunaire qui a réalisé treize révolutions autour de la Lune se sépare du CSM désormais occupé par le seul Collins et entame une descente vers le sol lunaire. Les consignes sont claires : privilégier la sécurité par rapport à la précision. Durant la descente Armstrong est gêné par des alarmes « 1202 » de l’ordinateur de bord qui gère le pilotage automatique et assure la navigation, un ordinateur aussi puissant que nos calculatrices Texas instruments du Lycée soit 4kb de mémoire vive (RAM) et 74 kb de disque dur. On croit rêver ! La zone d’atterrissage ne doit pas être cernée de falaises, de reliefs trop élevés rude cratères profonds. Pour que le pilote du module lunaire puisse repérer le site retenu pour l’atterrissage, il doit bénéficier de conditions d’éclairage très particulières : le soleil doit éclairer le sol depuis l’est sous un angle compris entre 4° et 14° pour pouvoir repérer les cratères. Trente sites d’atterrissage avaient été passés au crible par la NASA s’appuyant sur les observations réalisées par les sondes lunaires lancées en 1966 et 1967. Un seul site situé sur la mer de la tranquillité satisfait les contraintes.  La mer de la Tranquillité est une mer lunaire située sur la face de la Lune tournée vers la Terre. Il s’agit en fait d’une vaste plaine de roche volcanique correspondant à un ancien bassin d’impact formé peu après la naissance du système solaire, il y a 4,5 milliards d’années.

« Reçu tranquillité. Nous comprenons que vous êtes au sol. Vous aviez un paquet de types en train de devenir bleus. On respire à nouveau. Merci ».

Centre de contrôle de la NASA

Neil Armstrong loupe sa trajectoire et doit prendre le contrôle du module en manuel. Il ne reste que 45 secondes de carburant pour atterrir. Un atterrissage qui a lieu à 7 km du lieu prévu… oups. Il est 20h17, nous sommes le 20 juillet 1969. « Houston ici la base de la tranquillité. L’Aigle a aluni… »Tels furent les mots d’Armstrong après avoir atterri. Houston répond « Reçu tranquillité. Nous comprenons que vous êtes au sol. Vous aviez un paquet de types en train de devenir bleus. On respire à nouveau. Merci ».Durant la mission une équipe est installée au centre de contrôle des vols habités à Houston. Elle maintient le contact avec l’équipage en transmettant les instructions des techniciens et des scientifiques au sol et en répondant aux demandes des astronautes d’Apollo 11. Les hommes qui forment cette équipe baptisé CAPCOM (Capsule Communicator interlocuteur vaisseau) sont des astronautes qui se relaient pour assurer une couverture permanente 24h/24.

« Ici des hommes de la planète terre ont pris pied pour la première fois sur la Lune, juillet 1969 après JC . Nous sommes venus dans un esprit pacifique au nom de toute l’humanité ».

Une magnifique désolation

Neil Armstrong descend du module lunaire…

Six heures après l’atterrissage, la cabine est dépressurisée et l’écoutille ouverte. Armstrong descend de l’échelle. Arrivé à la dernière marche il déclare « Je vais descendre du LEM maintenant »avant de se tourner et de poser son pied gauche sur la surface lunaire à 2h56 et prononce cette phrase mythique « That’sone small step for man, one giant leap for mankind ». Près de 450 millions d’auditeurs dans le monde écoutent alors la radio. Les premiers pas sur la lune sont filmés par une caméra vidéo et retranscris en direct. Un événement mondial. Plus de 15 minutes plus tard c’est au tour d’Aldrin de poser le pied sur la lune. « C’est quelque chose n’est-ce pas ? Une magnifique vue »s’enthousiasme Armstrong et Aldrin de répliquer « Une magnifique désolation ». Les deux hommes dévoilent une plaque commémorant leur vol avec le dessin de deux hémisphères, un texte avec le nom et la signature des trois astronautes et du président Nixon. Le texte est lu à voix haute « Ici des hommes de la planète terre ont pris pied pour la première fois sur la Lune, juillet 1969 après JC . Nous sommes venus dans un esprit pacifique au nom de toute l’humanité ».Il plante ensuite le drapeau américain avec une tige métallique pour le maintenir horizontalement faute d’atmosphère et de vent.

Le pauvre Collins reste quant à  lui en orbite autour de la Lune dans le module de commande, tandis que ses coéquipiers Neil Armstrong et Buzz Aldrin alunissent et marchent sur la surface lunaire. À l’époque, il fut décrit comme « la personne la plus solitaire sur et en dehors de la planète »— quand le module de commande volait au-dessus de la face opposée de la Lune, il était à au moins 3 200 kilomètres de ses collègues astronautes, et à plus de 350 000 kilomètres du reste de la population terrestre. Dans son journal de bord, il écrira à ce sujet qu’il « représentait la vie à lui tout seul »et que « ce sentiment lui plaisait ».Un petit cratère situé près du site d’atterrissage d’Apollo 11, sur la Lune a été baptisé Collins crater en son honneur. A son retour, il deviendra  le premier Directeur du Musée National de l’Air et de l’Espace de Washington.

Il n’existe que 5 photos d’Armstrong sur la Lune pris avec  l’unique Hasselblad fixé sur le torse d’Armstrong qu’Aldrin lui a descendu à l’aide d’une corde depuis l’intérieur démodule lunaire.  Plusieurs instruments scientifiques sont installés sur la surface du satellite. Armstrong parcoure 60 mètres et dépose un petit paquet d’objets en mémoire des défunts cosmonautes soviétiques Youri Gagarin et Vladimir Mikhaïlovitch Komarov et des astronautes d’Apollo I. Au total Buzz et Neil resteront 2h30 sur la lune. A titre de comparaison, la mission Apollo 17 restera quant à elle plus de 21 h à explorer la lune. Les deux cosmonautes ont récolté 21,7 kg d’échantillons de sol lunaire.

Aldrin photographie le site, l’empreinte de sa botte lunaire et le module. Alors que Buzz Aldrin réintègre le module il casse l’interrupteur permettant de mettre à feu le moteur de l’étage du LEM. Aldin se sert de la pointe d’un stylo pour l’enclencher et quitter ainsi la lune. Le drapeau américain est couché par le souffle du décollage.

Le vaisseau pénètre dans l’atmosphère à environ 11 km/s et atterrit 15 mn plus tard à 16h50 dans l’océan Pacifique à 3 km du point visé. C’est le porte-avion USS Hornet qui récupère l’équipage.

Mise en quarantaine des astronautes dans une caravane Airstream. On se refait pas !

Les trois astronautes sont mis en quarantaine pour parer tout risque de contamination pendant 21 jours dans une caravane Airstream, car même en quarantaine il faut rester chic et made in USA ! Plus tard la Lune sera déclarée stérile et sans danger. L’équipage est fêté à travers les Etats Unis et dans le monde entier lors d’une tournée de 45 jours. Armstrong devient professeur au département de génie aérospatial de l’université de Cincinnati et Aldrin se réfugie un temps dans l’alcool. En effet, quand on a connu l’ivresse de la mer de la tranquilité et le rôle du siècle, plus rien n’est désormais pareil.

L’odyssée de l’espace

  • 1945 : à la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis et l’Union soviétique récupèrent la technologie des missiles V2 du régime Nazi. L’URSS acquiert rapidement la maîtrise de ces missiles hyper puissants.
  • 4 octobre 1957 : L’Union soviétique utilise un missile balistique pour mettre sur orbite le premier satellite Spoutnik
  • 3 novembre 1957 : premier être vivant la chienne Laïka
  • 29 juillet 1958 : Le président américain Dwight Eisenhower crée l’agence spatiale civile, la NASA.
  • 4 janvier 1959 : première sonde lunaire russe
  • 12 avril 1961 : premier homme dans l’espace, Youri Gagarine
  • 16 juin 1963 : première femme dans l’espace, Valentina Tereshkova
  • 18 mars 1965 : Alekseï Leonov premier homme à marcher dans l’espace. Il raconte : « Je m’avançais vers l’inconnu et personne au monde ne pouvait me dire ce que j’allais y rencontrer. Je n’avais pas de mode d’emploi. C’était la première fois. Mais je savais que cela devait être fait […]. Je grimpai hors de l’écoutille sans me presser et m’en extirpai délicatement. Je m’éloignai peu à peu du vaisseau […]. C’est surtout le silence qui me frappa le plus. C’était un silence impressionnant, comme je n’en ai jamais rencontré sur Terre, si lourd et si profond que je commençai à entendre le bruit de mon propre corps […]. Il y avait plus d’étoiles dans le ciel que je ne m’y étais attendu. Le ciel était d’un noir profond, mais en même temps, il brillait de la lueur du Soleil… La Terre paraissait petite, bleue, claire, si attendrissante, si esseulée. C’était notre demeure, et il fallait que je la défende comme une sainte relique. Elle était absolument ronde. Je crois que je n’ai jamais su ce que signifiait rond avant d’avoir vu la Terre depuis l’espace. » C’est beau comme du Dostoïevski. »
  • 20 juillet 1969 : Neil Armstrong premier homme à marcher sur la Lune
  • 14 novembre 1969 : Mission Apollo 12 : sixième mission habitée du programme Apollo, et la deuxième à se poser sur la Lune.
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