Mercury Montclair 1955 : montre toit !


S’il est un des concept car proche du chef d’oeuvre, il s’agit bien du Mercury XM-800 au drôle de destin. La Ford Motor Company en a tiré en 1955 un modèle de série qui en reprend l’esprit et notamment les phares avant avec des casquettes à visière : la Mercury Montclair. Elle se situe entre les populaires Ford et les exclusives Lincoln. Elle constitue le haut de gamme de la marque en complément des Custom et Monterey.

Concept Car XM-800 de 1954

La Montclair est proposée en berline 4 portes, en coupé hardtop 2 portes 6 places. Le nom du véhicule provient sans doute de la ville chic de Montclair, dans le New Jersey. Car côté luxe elle en a revendre pour l’époque : garniture chromée, combinaisons de peinture bicolore, climatisation, volant à « gorge profonde » de série pour protéger le conducteur de la colonne de direction, serrures aux portes de sécurité, rétroviseur extérieur détachable et ceintures de sécurité. C’est le seul modèle décapotable de Mercury qui a conduit à une hausse des ventes de la marque de +27%.

Un toit en plexiglas

La gamme Montclair comprenait également la Sun Valley, qui proposait une «bulle» en plexiglas au- dessus de la moitié avant du toit. Alors que les voitures futuristes étaient souvent caractérisées par des toits en verre dans les années 50 comme le concept Lincoln Futura, les clients ont rejeté le toit Sun Valley. Seulement, 1 787 ont été produits en 1955 en raison de la chaleur accumulée à l’intérieur des véhicules. Cette version sera définitivement abandonnée en 1957.

Le fameux toit en plexiglas Sun Valley en guise de rotisserie

Un V8 à soupapes en tête et carburateur quadruple corps de 198 cv équipait la Montclair.avec la transmission automatique Merc-O-Matic. Le 0 à 100 km / h était abattu en  12,8 secondes. Pas mal pour une voiture de 5,24 mètres de long.

La Mercury Montclair de 1955 a été la première Mercury à proposer l’air conditionné monté en série sur une voiture de la marque. Des options étaient disponibles comme les lève-vitres électriques et les sièges électrique. Le prix dépassait les 2700$.

De façon anecdotique, elle a fait aussi sa crâneuse au cinéma dans l’énigmatique « Frankeinstein’s daughter » en 1958. Un monstre de beauté en quelque sorte.

 

 

 

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