Ursula Andress : légendaire bikini à tout jamais


Ursula Andress est associée à jamais à Dr No, premier volet de la saga des James Bond, sorti en 1962. Actrice helvético-américaine, née le 19 mars 1936 à Ostermundigen, dans le canton de Berne, Ursula Andress débute pourtant au cinéma en Italie.
Portrait of Ursula Andress, 1960’sUrsula Andress passe une grande partie de son enfance à voyager auprès de son père diplomate. Passionnée de sciences naturelles, elle croise à seize ans le chemin de Daniel Gélin, alors sur le tournage romain de L’affaire Maurizius de Julien Duvivier. Sous le charme de l’acteur, elle l’accompagne à Paris où elle suit des cours de comédie tout en fréquentant les artistes de Saint-Germain-des-Près. Très proche de Brigitte Bardot, avec qui elle travailla un temps aux studios de Cinecitta en Italie, elle lui confiera des anecdotes concernant sa liaison avec Daniel Gélin pour lequel elle fit une fugue.

Une idylle avec James Dean

Ursula Andress à 19 ans avec James Dean

Ursula Andress à 19 ans avec James Dean

De la France, Ursula Andress part pour les Etats-Unis où le producteur Charles K. Feldman veut la faire percer. A cette époque, elle rencontre James Dean : « J’avais 19 ans, lui 24. Son agent Dick Clayton m’a appelée pour me dire que Jimmy voulait absolument me rencontrer. Je connaissais son nom, mais je n’avais vu aucun de ses films. Quelques jours plus tard, il est venu me voir, chez moi, à Hollywood, et on ne s’est plus quittés. James Dean était quelqu’un qui souffrait. Il m’a toujours fait penser à Marilyn Monroe. Pour lui, je représentais la force. J’étais surtout, me disait-il, très différente de toutes les femmes qu’il côtoyait. Il ne supportait plus Hollywood et voulait quitter l’Amérique. Très vite, il m’a demandé de l’épouser. Il voulait qu’on aille s’installer en Europe. J’étais moins amoureuse de Jimmy qu’il ne l’était de moi. Peu de temps avant, j’avais rencontré John Derek pour qui j’avais eu un vrai coup de cœur. Quand la Paramount a appris ma relation avec John, ça a été un énorme scandale. On m’a interdit de le revoir car non seulement il était marié, mais en plus j’étais mineure ! ». Playmate principale du Playboy de juin 1955, Ursula Andress ne retient cependant pas l’attention d’Hollywood.

Un golden Globe pour Dr No

Ursula Andress dans "James Bond contre Dr No"

Ursula Andress dans « James Bond contre Dr No »

En 1961, le producteur Albert Broccoli la remarque sur une photo et lui propose d’incarner Honey Rider dans James Bond contre Dr. No. A 26 ans, elle devient vite  l’un des principaux sex-symbols des années 1960 grâce à l’une des scènes les plus célèbres du cinéma occidental : sa sortie de l’eau en bikini blanc. Un bikini confectionné à la hâte comme nous l’apprend l’exposition James Bond « 50 ans de style » actuellement à Paris. Son fameux bikini a été vendu 41 250 £ s aux enchères chez Christie’s en 2001.

Sean Connery et Ursula Andress dans "James Bond contre Dr No"

Sean Connery et Ursula Andress dans « James Bond contre Dr No »

James Bond 007 contre Dr No lui apporte un Golden Globe et une notoriété mondiale. Elle raconte en 2015 à Paris Match cet épisode de sa vie : «Sean Connery restera pour moi le seul et unique James Bond. Si j’avais pu imaginer qu’on en parlerait encore cinquante ans plus tard ! Je ne voulais pas faire ce film. Kirk Douglas m’a convaincue d’accepter. Tout le monde, à l’époque, voulait que je fasse du cinéma, sauf moi. J’avais peur du succès et du prix à payer. Je n’ai jamais été une actrice ambitieuse. Mes amours sont toujours passées avant mon travail. Je choisissais des films faciles où je ne donnais rien de mon âme. J’adorais le star-système, les limousines et les palaces. Ces années à Hollywood ont été extraordinaires ». 

Des Tournages avec Elvis, Dean Martin et Franck Sinatra

"Les Quatre du Texas" avec Ursula Andress, dean Martin, Franck Sinatra et Anita Ekberg

« Les Quatre du Texas » avec Ursula Andress, dean Martin, Franck Sinatra et Anita Ekberg

Divorcée de John Derek en 1962, la jeune comédienne entame alors une carrière internationale. Elle tourne en 1963 aux Etats-Unis le western « Quatre du Texas », auprès de Dean Martin et Frank Sinatra.  Dans ce western, Jack Thomas (Franck Sinatra) et Joe Jarrett, (Dean Martin) deux passagers voyageant en diligence, parviennent à repousser le gang de voleurs du bandit Matson (Charles Branson), puis se disputent les 100 000 $ contenus dans les coffres du véhicule. Jack et joe seront tour à tour amis et ennemis accompagnés de deux superbes femmes Elya (Anita Ekberg) et Maxine (Ursula).

Elvis Presley et Ursula Andress dans "L'idole d'Acapulco"

Elvis Presley et Ursula Andress dans « L’idole d’Acapulco »

Elle tombe ensuite dans les bras d’Elvis Presley avec L’Idole d’Acapulco en 1963.  Elle raconte : « Après “Dr. No”, on m’a proposé de faire un film avec Elvis, qui était la star du moment. J’ai d’abord refusé, car je le trouvais très ordinaire. On m’a organisé un rendez-vous avec lui et, à ma grande surprise, je suis tombée sous le charme. Il était très bien élevé, tout le contraire de ce que j’imaginais. Je lui ai dit que je détestais le rock et que je n’aimais que le gospel ! Du coup, il m’a fait cadeau d’une vingtaine de chansons inédites que le colonel Parker refusait de laisser sortir. On est devenus amis très vite. Il adorait me faire la cuisine dans sa petite maison. Il était adorable, très exclusif, et nous sommes restés amis jusqu’à sa mort. Lui aussi, comme Jimmy, voulait s’installer en Europe. Il me disait qu’il avait l’impression de vivre dans une prison. J’ai vu de près le succès et les désastres qu’il causait ».

Enfin, en Grande-Bretagne, elle donne la réplique à Peter O’Toole et Woody Allen dans la comédie « Quoi de Neuf, Pussycat ? » en 1965.

Une passion nommée Belmondo

Ursula Andress et Jean-Paul Belmondo dans "Les tribulations d'un Chinois en Chine"

Ursula Andress et Jean-Paul Belmondo dans « Les tribulations d’un Chinois en Chine »

Son premier film français elle le doit à Philippe De Brocca dans « Les Tribulations d’un Chinois en Chine » où elle rencontre Jean-Paul Belmondo qui reste son compagnon pendant huit ans  « Une grande passion qui a duré huit ans. On s’est aimés et bagarrés comme des fous, mais on a aussi beaucoup ri. Il grimpait le long des gouttières pour me rejoindre, arrivait à un rendez-vous debout sur le toit d’une Rolls. Un jour, il a même provoqué une inondation dans un hôtel pour que les pompiers défoncent la porte de ma chambre que, ce soir-là, je refusais d’ouvrir ! Il n’y a plus d’hommes comme lui. Les vrais hommes, c’est comme les éléphants ou les tigres : une espèce en voie de disparition. Il faut les protéger ! Quand je vois les jeunes d’aujourd’hui, le nez collé sur leur Smartphone, je suis effondrée ». Belmondo qu’elle attire sur le tournage de Casino Royale de Peter Sellers, film-parodie de James Bond  au bénéfice d’une apparition marquante d’un légionnaire bagarreur.

Ursula Andress dans Casino Royal de Peter Sellers en 1967

Ursula Andress dans Casino Royal de Peter Sellers en 1967

Ursula Andress dans Casino Royale en 1967

Au sommet de sa gloire au début des années 70, elle partage l’affiche, pour son dernier gros succès,  avec Alain Delon et de Charles Bronson pour « Soleil Rouge » western réalisé par Terence Young. Du soleil de l’Ile du Dr No à Soleil Rouge la carrière d’Ursula Andress aura été rayonnante.

Alain Delon et Ursula Andress dans "Soleil Rouge"

Alain Delon et Ursula Andress dans « Soleil Rouge »

 

 

 

 

 

 

 

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