Slim Aarons :   carte postale de la Jet set


Slim Aarons et ses Leica

Slim Aarons, George Allen de son vrai prénom, né en 1916 à Manhattan est un photographe américain réputé pour ses photographies de la jet set et de la haute société dans les années 1950, 1960 et 1970.

Pourtant, la vie d’Aarons commence sous les affres de la guerre. A l’âge de 18 ans, il s’enrôle dans l’armée américaine et travaille comme photographe à l’académie militaire de West Point. Il devient reporter de guerre lors de la Seconde Guerre mondiale où il est décoré de la Purple Heart.

Le photographe de la Jet set

Après 1945, Aarons rejoint le magazine Holiday armé de son Leica où il devient un des photographes officiels.

Il rejoint ensuite la Californie et commence à photographier des célébrités dans des endroits magnifiques, à la manière de natures mortes. C’est là qu’il prend la photographie la plus admirée, Kings of Hollywood, une photo du nouvel an 1957 représentant Clark Gable, Van Heflin, Gary Cooper et Jimmy Stewart se détendant dans un bar « sapés comme jamais ».

Marilyn Monroe avec le courrier de ses fans par Slim Aarons, 1952

Le travail de Slim Aarons apparaît dans Life, Town & Country, Holiday, Travel and Leisure. Une référence. Tout le monde le connait : de John Fitzgerald Kennedy à Marilyn Monroe, dès les années 50, tous le côtoient aux soirées de gala et apprécient son oeuvre. L’ancien président des Etats-Unis, qu’il croise en voiture à Palm Springs un été lui demande : « Est-ce que la fille que tu as shooté au bord du lac de Côme était aussi belle en vrai ? « . Autre anecdote : le film d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour (1955), dont le personnage principal est un photographe interprété par James Stewart, se déroule dans un appartement réputé être inspiré de celui d’Aarons.

Un livre témoin incontournable

Alvin and Lilly Fuller-dans leur nouvelle maison à Palm Beach en Floride pose devant leur Mercedes 190 SL.

Les photographies d’Aarons ont la particularité de ne faire appel à aucun artifice de lumière et maquillage. Il utilise uniquement la lumière naturelle. Aarons a bâti sa carrière sur ce qu’il appelle «photographier des gens attirants faisant des choses attirantes dans des endroits attirants». «Je connaissais tout le monde» déclare-t-il au cours d’un entretien avec The Independent, en 2002 (il est décédé en 2006). «Ils m’invitaient à leur fêtes car ils savaient que je ne leur ferais pas de mal. J’étais l’un d’entre eux». Slim Aarons avait une vraie passion pour la Dolce Vita ce qui lui permettait de se fondre dans cet univers.

Quand Slim Aarons publie A Wonderful Time en 1974, son album photo sur le Jet set de l’époque, le livre tombe à plat. Quatre décennies plus tard, c’est une inspiration essentielle pour les meilleurs designers, directeurs artistiques et décorateurs d’intérieur. Un livre en version original s’arrache aujourd’hui à 2000$ : «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les gens l’aiment tellement aujourd’hui», s’interrogeait-il à l’époque.

En faisant irruption à Newport, Acapulco, Palm Beach, Capri ou encore Palm Springs, dans le monde des piscines luxueuses de la Jet set , Aarons a su rendre les gens riches sexy et faire de ce livre une œuvre cool et chic.

L’actrice australienne Mara Lane au Sands de Las Vegas en 1954

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