Cédric Faiche : Portrait en 10 questions vintage


Dans la série « Portrait en 10 questions vintage », après François Allain de Vintage Mecanic, Pierre Fillon organisateur des 24h du Mans pour ACO, Le Tone de Top Gear France et Gerry Blyenberg pour Wheeler Dealers France, nous voici partis directement Outre-Atlantique à la rencontre de Cédric Faiche, Correspondant aux Etats-Unis pour BFM TV. Sa tête vous dira sûrement quelque chose… tant les frasques de Donald sont nombreuses et rendent l’actualité américaine aussi riche qu’Hugh Hefner  . Cédric Faiche est aussi un vrai passionné d’automobiles et ses préférées du côté de l’Oncle Sam ont du style. Ce passionné d’histoire, de cinéma et d’automobile devait figurer  sur le mur de la rédaction en bonne place.

  • Quelle est votre voiture américaine des 50’s ou 60’s préférée ? 

Film Tucker de Francis « Ford » Coppola

Cédric Faiche : Pour le symbole, j’adore la Tucker. Preston Tucker était un entrepreneur américain, rêveur assez fou pour croire qu’il pourrait créer sa propre marque et construire une voiture révolutionnaire en concurrençant les trois constructeurs géants de Detroit, dans le berceau de l’automobile. Sa voiture était géniale mais il n’a pas pu en construire plus de 51 exemplaires. Francis Ford Coppola a fait un super film sur son aventure automobile.

La Tucker en 1948

 

Aujourd’hui, Elon Musk me fait penser à Preston Tucker. Comme lui, il ambitionne de révolutionner le marché automobile et il est seul face aux constructeurs du monde entier. J’espère qu’il ira plus loin que Tucker…

Et sinon, j’aime beaucoup les Corvette C1 cabriolet et aussi la C2 coupé avec sa magnifique lunette arrière.

  • Quel(le) est votre acteur/actrice américain(e) des 50’s ou 60’s préférée ?

Cédric Faiche : Pour rester dans l’ambiance automobile : Dustin Hoffman.

Dustin Hoffman dans ‘The Graduate’ dans son Alfa Roméo Duetto

Pourquoi automobile ? Parce que je l’ai découvert dans ‘The Graduate’ (Le lauréat), où il conduit notamment une Alfa Romeo Spider Duetto.

Dustin Hoffman et Tom Cruise dans Rain Man à bord d’une Buick Roadmaster

Et puis dans Rain man, il y a aussi beaucoup de belles voitures ! Les Lamborghini Countach du début du film que Tom Cruise a du mal à se faire livrer et la fameuse Buick Roadmaster du père de Cruise et Hoffman dans le film.

 

 

 

  • Quel(le) est votre chanteur/chanteuse américain(e) des 50’s ou 60’s préféré(e) ?

Cédric Faiche : Je dirais Simon and Garfunkel et je me rends compte que mes réponses ont toutes un lien entre elles ! Car Simon and Garfunkel, c’est aussi la B.O du film The Graduate avec Mrs Robinson. J’adore leur album « Concert à Central Park ».

Il m’arrive de l’écouter en courant dans Central Park. J’ai l’impression de voyager dans le temps quand ils parlent entre les chansons pour accueillir le public dans Central Park, remercier les autorités de la ville, le commissaire…

  • Quel est l’événement historique américain des 50’s ou 60’s qui vous a le plus marqué ?

Cédric Faiche : Sans aucune hésitation, l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre 1963. Je pense que ça m’a marqué quand j’étais enfant parce que c’était de l’histoire moderne (je suis né en 1973), et pour le symbole du président de la 1ère puissance mondiale abattu, c’était la preuve que rien n’était intouchable, que la vie pouvait être fragile pour tout le monde. Et puis JFK était un président star, par sa famille et sa vie personnelle.

Plus tard, l’assassinat de John Lennon m’a encore plus choqué. J’ai ressenti encore plus d’incompréhension. J’avais 7 ans et je me souviens très bien de l’annonce de sa mort. Dès la 1ère fois que je suis venu à New York, je suis allé en face du Dakota hôtel, là où il a été abattu par un déséquilibré. Et à chaque fois que j’y retourne, je suis ému, je me rappelle où j’étais quand il est mort. J’y passe souvent en rentrant de courir à Central Park.

  • Quel est votre endroit fétiche aux Etats-Unis ?

Cédric Faiche : Je ne me lasse pas de la Statue de la Liberté, comme je ne me lasse pas de regarder la Tour Eiffel à Paris. Pour moi, elles sont cousines, ce sont les symboles des deux pays. En plus, la Statue de la Liberté vient de France, ça a encore plus de sens pour un Français.

  • Un objet mythique pour vous ?

Préférez-vous le « modern Faiche » ?…

…ou le « vintage Faiche » ?

 

 

 

 

 

 

La voiture, forcément. C’est la liberté. Et ça me fascine que les hommes soient capables de concevoir des machines aussi complexes et belles, capable de nous abriter et de nous transporter. Si je ne devais garder qu’un objet à part mes vêtements, ce serait une voiture. Quand je suis en reportage, même si la mission est difficile comme lors des catastrophes climatiques, du moment que j’ai une voiture, tout va bien. Je peux dormir dedans, me déplacer, je me sens à l’abri.

  • Un vêtement ou accessoire dont vous ne vous lassez pas ?

Cédric Faiche : Un accessoire : l’iPhone. Même si je m’en veux parfois de passer autant de temps dessus, je dois avouer qu’il a changé nos vies et les facilite grandement, y compris dans ma vie professionnelle puisque grâce à lui, je fais des reportages et je suis en direct tout seul.

  • Vous repartez dans les 50’s ou 60’s, quel métier exercez-vous ?

Cédric Faiche : Je ferais le même métier : journaliste. Je ne connais pas d’autre métier qui permette de pénétrer autant d’univers différents pour raconter ce qu’on y voit. La technologie a accéléré le rythme mais le métier reste le même.

  • Votre passion/collection inavouable  (tant pis il faut se lancer) ?

La grange rêvée de Cédric…

Cédric Faiche : Rien d’inavouable à mon sens : l’automobile, la cuisine, le vin, les voyages, le bricolage, les jardins et les maisons, le design des meubles et objets… Mon rêve : réunir tout ça en ayant un jour une grande maison à la campagne avec une cheminée et une grande cuisine pour recevoir les amis, un jardin, des arbres, une grange avec mes voitures de collection.

  • Votre plus beau souvenir des 50’s ou 60’s (ou pour les plus jeunes : ce que vous emmèneriez des 50’s ou 60’s dans les années 2000) ?

Cédric Faiche : Je ne suis pas nostalgique. Mais j’emporterais les voitures de cette époque-là qui sont des œuvres d’art et le design de la même époque.

Cédric a piloté une Alpine A110 lors du Tour Auto Optic 2000 en 2016. Photo Toma de Saulieu

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