• Corvette C2 Stingray : squale des routes


    General Motors Media Archives of a Chevrolet Corvette Convertible, 1956

    Véritable mythe de l’automobile américaine, la Corvette incarne LA voiture de sport américaine depuis 65 ans. La C2 est vraisemblablement l’un des plus beaux modèles de la production US. Son design si particulier s’inspire de la Raie Manta.

    Lancée en 1953 la Corvette se veut comme le premier roadster américain de série. Elle fut présentée sous forme de concept car lors du Motorama de la même année à l’Hôtel Waldorf-Astoria de New York. Le succès n’est pas immédiat, son moteur de 150 ch n’est pas à la hauteur du ramage.

    Deux équipes pour une légende

    Bill Mitchell devant le concept car Chevrolet Stingray de 1959

    Son style évolue et ses moteurs gonflent mais la révolution arrive en 1963 avec la deuxième génération : la Sting Ray. Deux équipes s’écharpent à son sujet.  La première est emmenée par Zora Arkus Duntov, ingénieur et ex-pilote, et qui in fine occupera de l’aspect technique, c’est en effet lui qui “pilote” la programme compétition chez GM.

    Zora Markus Duntov devant une Corvette C2 de 1966

     

    La deuxième, dirigée par Bill Mitchell, est très axée sur l’esthétique. Ils remporteront la plupart des arbitrages. Bill Mitchel est le directeur du bureau du style GM (1954 à 1977), ancien illustrateur publicitaire amateur de pêche au gros… il est l’initiateur du Coke Bottle Styling inspiré des lignes de la bouteille Coca Cola. Il sera adopté sur le coupé Sting Ray… Ancien illustrateur publicitaire, il oeuvrera sur la Cadillac Coupé de Ville, la Buick Riviera ou encore la Chevrolet Camaro. Sur ce modèle il est aidé par Larry Shinoda (qui sera débauché par Ford pour la Mustang). qui va s’inspirer de trois concept cars : la Q Corvette de 1957, du concept Stingray de 1959  et de la XP-755 Mako Shark.

    Une locomotive de 430 ch

    Son design fascine immédiatement. Ses phares escamotables et ses lunettes arrières Split Window (seulement pour l’année 1963) inspirée de la Bugatti Atlantic, sa carrosserie en fibre de verre lui confèrent un style unique.

    Equipée d’un tout nouveau châssis, de suspensions indépendantes sur ses roues arrières (seule la Jaguar Type E en bénéficie à l’époque), son V8 327 ci de 250 à 360 ch fait merveille avec des déclinaisons pour la compétition (merci M. Duntov). A noter qu’il n’y a pas d’accès extérieur au coffre (trop cher). A partir de 1966, les modèles 427 CI  atteindront les 430 ch avec heureusement des freins à disques. Les accélérations sont époustouflantes avec une sonorité gutturale, la boîte de vitesse est maniable seul le freinage pêche. Il vaut mieux anticiper.

    Publicité de 1963 pour La Chevrolet Corvette.

    Le joujou des Astronautes

    Véhicule des hommes de la NASA des programmes Mercury et Apollo, Chevrolet profitera de l’engouement pour la conquête spatiale pour distribuer ses corvettes auprès des Astronautes. Alan Shepard 1er américain à voyager dans l’Espace et qui marchera sur la Lune en 1971 faisait d’ailleurs souvent la course pour se rendre à Cap Canaveral avec Gus Grissom, commandant de bord de Gemini 3, premier vol habité de la capsule Gemini. Les Astronautes des missions suivantes prendront le même chemin,  celui de l’Espace à l’asphalte à bord d’une Raie Manta.

    Plus de 117 000 Corvette C2 seront produites entre 1963 et 1967.

    Chevrolet Corvette C3 de 1969 avec les Astronautes Conrad, Bean, Gordon de la Mission Apollo 12.

     

     

  • Ford FX-Atmos : l’espace d’un instant


    La Ford FX-Atmos est un concept-car construit par la société Ford pour le salon de l’automobile de Chicago en 1954.

    Elle a été conçue comme un avion à réaction, avec des antennes radio en forme d’aiguille montées à la place des phares sur les ailes avant très similaires aux entrées d’air des statoréacteurs.

    Elle avait également des feux arrière de style fusée et des ailerons de queue proéminents. Le poste de pilotage radical était doté d’un siège conducteur central et de sièges arrière à deux passagers, le tout sous un dôme transparent. Les commandes et les instruments du conducteur étaient également futuristes, avec des poignées doubles au lieu d’un volant et d’un écran sur le tableau de bord destiné à afficher des informations routières provenant du radar « Roadarscope » à l’avant.

    Il est dit que ce concept car inspira la série télévisée d’animation “Thunderbirds” de Gerry Anderson diffusée en 1965.

    Série télévisée “Supercar”

     

     

  • Dodge Zeder Z-250 Storm 1953 : balade ou compét’ ?


    L’origine de ce superbe coupé est le rêve abouti d’un ingénieur pilote à ses heures : Fred M. Zeder, vice-président de McCann-Erickson et fils d’un célèbre ingénieur de chez Chrysler. En 1950, Fred M. Zeder est alors pilote pour Allard-Chrysler. Lors d’une course à Watkins Glen dans l’état de New-York, il est battu par Briggs Cunningham qui a construit sa propre voiture. Zeder décrète alors qu’il est tout aussi capable que son concurrent et se lance dans la conception de son propre bolide.

    Validée par Virgil Exner

    La Z-250 Storm demande trois années, de sa conception jusqu’à la fin de sa fabrication. Du fait de sa situation vis-à-vis du groupe Chrysler, le pilote obtient un châssis spécifique sur lequel est monté un moteur de camion Dodge HEMI V8 d’ une puissance de 260 chevaux. D’autres pièces proviennent de véhicules Plymouth et Dodge, notamment les freins, les radiateurs, l’embrayage, le réservoir de carburant, l’essieu arrière et le système de direction.

    Le style de la voiture était l’œuvre de Hank Kean, qui travaillait également pour Chrysler à l’époque. Kean a développé un modèle de voiture à l’échelle 1/4 et l’a montré à Virgil Exner, responsable de la conception avancée chez Chrysler. Exner a apporté quelques suggestions sur la conception du véhicule.

    Reine en Italie

    En 1952, alors qu’il est en vacances de Noël en Europe, Zeder rend visite à l’ingénieur en chef de Fiat à Turin, Dante Giacosa. Ce dernier le recommande au carrossier Bertone. Neuf mois plus tard, le nouveau jouet est prêt. Les plans de conception prévoyaient une configuration 2 + 2, mais la carrosserie biplace n’était pas appropriée. Bien que cela paraisse bien sur le papier, Bertone dut se rendre à l’évidence que cela ne fonctionnerait pas.

    Une 2 en 1

    La Zeder Z-250 au salon de Turin où elle obtient un prix.

    Une fois l’auto achevée, testée et développée la voiture est présentée au Salon de l’auto de Turin de 1953, où elle remporte le premier prix. La voiture est une deux places avec une particularité : la carrosserie est interchangeable, en effet il est possible d’installer une carrosserie “grand tourisme ou une spéciale “compétition” de moins de 100 kg via le démontage de quatre boulons. Le rêve.

    Trop cher à produire

    Zeder récupère ensuite la voiture sur les quais de New York et la conduit directement au Rockefeller Center ce qui provoque un attroupement de curieux. Baptisée Zeder Storm Z-250, elle est transportée au siège de Chrysler à Hamtramck en avril 1954. Fred Zeder espère secrètement que la Maison mère tombera sous le charge et la produira. Malheureusement, elle s’avère trop chère à produire, le couperet tombe et les espoirs avec. La Chevrolet Corvette, la Ford Thunderbird finissent d’achever ce projet fou sur l’autel de la rentabilité. Elles ont déjà conquis le cœur de l’Amérique.

    Fred Zeder et sa Storm Z-250 en Californie

    En guise de consolation, Zeder conduira le Z-250 pendant 16 ans en Californie puis confiera l’auto à l’université de Northwood, où elle restera jusqu’en 1992. Au cours des dernières années, la voiture sera exposée au Petersen Automotive Museum et au salon de l’auto de Los Angeles. Un programme finalement bien modeste pour une telle auto.

     

  • Normandie Beach Race : l’histoire contre vents et marées


    Pour la 1ère fois en France, une course historique sur sable aura lieu à Ouistreham en Normandie.

    A l’instar de ce qui se fait aux Etats-Unis avec The Race of Gentleman que nous vous avions présenté il y a quelque temps, cette course vintage est un hymne aux runs d’autrefois, où dans les années 40 et 50, les jeunes qui avaient récupéré les vieilles Ford des anciens, s’affrontaient sur des runs de 200 mètres.

    L’idée d’organiser une course de plage en France a germé dans la tête de 4 passionnés lors de leur 1ère participation à la mythique course ‘‘The Race of Gentlemen’’ organisée en Californie le 15 octobre 2016… Immergés dans ce décor de film des années 40 dont ils étaient également les acteurs, où style, belles mécaniques et ‘‘fanatiques’’ formèrent un cocktail détonant, ils ne tardèrent pas à s’imaginer vivre la même expérience sur une plage française… Leur passion communicative, leur envie et ténacité à relever ce défi d’organiser une telle manifestation en France, fait aujourd’hui de la Normandy Beach Race, un rendez-vous des plus attendus.

    Dans le contexte historique du débarquement alliés du 6 Juin 1944, dont on fête cette année le 75èmeanniversaire, la course sera organisée à Ouistreham sur la célèbre plage de Sword Beach, à seulement 2h30 de Paris. La course aura lieu le 21 septembre 2019. Concurrents, mécaniciens, commissaires de pistes, amis des participants seront habillés en tenues d’époque… La manifestation sera gratuite pour le public.

    Des épreuves sur 200 mètres départ arrêté mettront en scène des véhicules de collection. En 1 contre 1, deux pilotes s’affronteront en parallèle. Plusieurs ‘’runs’’ seront possibles tout au long de la journée afin d’avoir une nouvelle chance de victoire. Les autos et motos seront rigoureusement sélectionnés selon un cahier des charges précis devant  respecter les codes et le style de l’époque, ainsi que les critères de sécurité indispensables.

    Contrairement aux États-Unis où seules les marques américaines sont autorisées, les européennes auront également droit de cité. Belges, allemands, suédois, danois ont déjà fait part de leur intérêt assurant ainsi un retentissement international à cet événement unique en France.

    L’ After Race sera un moment festif et vintage. Organisée sous un chapiteau situé sur la plage à proximité du paddock et de la piste. L’esprit revival sera au rendez-vous.

    Une exposition de véhicules participant à la course, des animations musicales, des séances photos, un concours de style et la remise de prix sur le podium agrémenteront la journée.

    La participation vestimentaire du public est fortement recommandée afin d’être raccord avec l’événement : look des années 40, jeans et t-shirt blanc, robe des années 50 etc… « Pappy » Boyington n’a qu’à bien se tenir.

  • Pontiac Club de Mer 1956 : Alu-cinant


     

    Le Pontiac Club De Mer de 1956 était un concept car GM présenté au Motorama de 1956 destiné à annoncer le futur automobile. La carrosserie était en aluminium brossé anodisé. Très bas (mois d’un mètre), le Pontiac Club de Mer mesurait 4,57m de long. Le compartiment moteur contenait un moteur V8 Stato-Streak de 300 chevaux doté de deux carburateurs à 4 pistons et d’une suspension arrière indépendante DiDion. La nacelle avant pouvait pivoter à 180 degrés.
    Idée originale de Harley Earl, ingénieur concepteur de GM , le “de Mer” était un roadster sport à deux portes intégrant un style novateur. Muni d’une grande nageoire dorsale en guise d’aileron comme sur les avions de chasse, le roadster possédait également des phares et des feux de stationnement placés l’un sur l’autre qui, lorsqu’ils n’étaient pas utilisés, tournaient et disparaissaient dans la carrosserie, laissant une surface avant complètement lisse. Le concept devait avoir l’allure d’un chasseur supersonique américain avec une monocoque en acier inoxydable similaires à celui du Lincoln Futura de 1955. 

     

    Le style intérieur du “de Mer” au cuir rouge vif restait néanmoins sobre avec des instruments discrets montés derrière un volant à trois branches de style GT et le compteur de vitesse était placé sur le dessus. A noter que la conception du pare-vent aérodynamique a été reconduite sur les voitures de course Corvette de 1955 et 1956.

    Il y avait en fait deux modèles Club de Mer. Un grandeur nature et un deuxième modèle 1/4 qui lui fut présenté à Miami, en Floride. Ce modèle réduit permettait à General Motors de le faire voyager plus facilement dans les autres autoshow du pays. Alors que le concept car a été détruit en 1958 (une manie chez General Motors), le modèle réduit a été confié au petit fils d’ Harley Earl, comme voiture à pédales… Par la suite, la voiture eut plusieurs mains et fut achetée et restaurée par Bortz Auto Collection puis vendue aux enchères pour 75 000$. Un chéquier lui aussi “brossé” dans le sens du poil.

     

     

     

  • Ford Gyron 1961: l’auto gyroscope


    Le salon automobile de Detroit de 1961 a été l’occasion pour Ford de montrer son avant-gardisme avec le concept car Gyron.

    Gyrocar futuriste à deux roues conçu par Syd Mead, l’ « engin « avait une roue à l’avant et l’autre à l’arrière comme une moto et était stabilisé par des gyroscopes. Ce système gyroscopique devait empêcher de verser et de tomber, lorsque la vitesse était trop basse.

    Alex Tremulis était le concepteur des systèmes gyroscopiques. On lui doit également la fameuse Tucker et le concept Ford de 1958 X2000. Il a débuté sa carrière dans l’US Air Force et a travaillé en 1948 sur la base aérienne Wright-Patterson sur le concept de soucoupes volantes militaires. Il estimait que sa conception d’une voiture à l’équilibre gyroscopique à deux roues représenterait le summum de l’aérodynamique automobile.

    Alex Tremulis

    Pressé par General Motors et son fameux  concept car Firebird III de 1959, salué par la presse spécialisée comme la voiture la plus avancée et la plus exotique du monde, Tremulis pensait pouvoir faire mieux et se mit au travail.  Parce qu’un système gyroscopique de taille suffisante pour maintenir le Gyron en position stable était trop cher pour la voiture d’exposition, une paire de roues sur des stabilisateurs a été ajoutée. Ainsi, à l’arrêt,  le véhicule en fibre de verre est soutenu par deux petites pates sur les côtés.

    Créé à des fins de recherche et de marketing la Ford gyroscopique ne sera jamais produite. Elle s’avéra in fine trop instable sur les routes avec les autres véhicules, les piétons et les intempéries.

    La Ford Gyron… en format jouet.

    Le véhicule eut une fin tragique, le 9 novembre 1962, puisqu’il disparut dans l’incendie tragique du Ford Rotunda , hall d’exposition mythique de Ford où étaient exposés les véhicules et concept car de la marque. Il ne reste que le modèle de studio aujourd’hui,  vendu aux enchères en décembre 2012 pour 40 000 dollars.

    Le Ford Rotunda en 1955

     

  • Ford X-2000 : le rêve inachevé


    La Ford X2000 est un drôle d’oiseau. Sortie uniquement en modèle réduit en 1958 elle n’a ainsi jamais roulé. Sortie de l’imagination fertile des designers de Dearborn parmi lesquels Alex Tremulis avec l’aide de Bill Balla , le créateur de la fameuse Tucker, elle devait être la vision de la voiture du siècle à venir.

    Le concept car Ford X-1000 présenté par le vice president and general manager of styling de Ford George Walker

    C’est une vraie voiture de science-fiction. Comme le X-1000 de Tremulis en 1955 qui a précédé le X-2000, peu de choses sur la voiture étaient censées prédire les formes ou les caractéristiques des Ford du futur immédiat mais plutôt être des concepts avancés du futur automobile des années 2000.

    Ford X2000 1958

    Edsel, 1957

    L’un des traits les plus distinctifs est le nez qui ressemble à celui de la Ford Edsel de 1957, le flop de Ford . Un nez ovale vertical appelé à l’époque de diverses manières comme “citron à sucer” ou “collier de cheval”, on vous passe d’autres noms plus anatomiques …

    The Jetsons

    La cabine passagers est très inspirée de la série télévisée d’animation américaine “Jetsons” diffusée entre le 23 septembre 1962 et le 17 mars 1963 sur le réseau ABC.

    Ce projet, arrêté au stade de la maquette, a inspiré le maître du custom anglais Andy Saunders. Le Ford X2000 de 1958 sur les photos est une récréation construite par Andy Saunders qui a utilisé pour la reconstruction une base de Mercury Monterey de 1962.

    Mercury Monterey 4-Door Sedan, 1962


    Construit à la main en acier, 3 500 heures de fabrication, de modification et de construction ont été nécessaires de 1994 à 1996. pour reproduire la voiture  revêtue d’une peinture nacrée or sablée avec des roues Ford de 1957.

  • Mercury Montclair 1955 : Miss Plexi


    S’il est un des concept car proche du chef d’oeuvre, il s’agit bien du Mercury XM-800 au drôle de destin. La Ford Motor Company en a tiré en 1955 un modèle de série qui en reprend l’esprit et notamment les phares avant avec des casquettes à visière : la Mercury Montclair. Elle se situe entre les populaires Ford et les exclusives Lincoln. Elle constitue le haut de gamme de la marque en complément des Custom et Monterey.

    Concept Car XM-800 de 1954

    La Montclair est proposée en berline 4 portes, en coupé hardtop 2 portes 6 places. Le nom du véhicule provient sans doute de la ville chic de Montclair, dans le New Jersey. Car côté luxe elle en a revendre pour l’époque : garniture chromée, combinaisons de peinture bicolore, climatisation, volant à “gorge profonde” de série pour protéger le conducteur de la colonne de direction, serrures aux portes de sécurité, rétroviseur extérieur détachable et ceintures de sécurité. C’est le seul modèle décapotable de Mercury qui a conduit à une hausse des ventes de la marque de +27%.

    Un toit en plexiglas

    La gamme Montclair comprenait également la Sun Valley, qui proposait une «bulle» en plexiglas au- dessus de la moitié avant du toit. Alors que les voitures futuristes étaient souvent caractérisées par des toits en verre dans les années 50 comme le concept Lincoln Futura, les clients ont rejeté le toit Sun Valley. Seulement, 1 787 ont été produits en 1955 en raison de la chaleur accumulée à l’intérieur des véhicules. Cette version sera définitivement abandonnée en 1957.

    Le fameux toit en plexiglas Sun Valley en guise de rotisserie

    Un V8 à soupapes en tête et carburateur quadruple corps de 198 cv équipait la Montclair.avec la transmission automatique Merc-O-Matic. Le 0 à 100 km / h était abattu en  12,8 secondes. Pas mal pour une voiture de 5,24 mètres de long.

    La Mercury Montclair de 1955 a été la première Mercury à proposer l’air conditionné monté en série sur une voiture de la marque. Des options étaient disponibles comme les lève-vitres électriques et les sièges électrique. Le prix dépassait les 2700$.

    De façon anecdotique, elle a fait aussi sa crâneuse au cinéma dans l’énigmatique “Frankeinstein’s daughter” en 1958. Un monstre de beauté en quelque sorte.

     

     

     

  • American Look : l’industriel design vu par General Motors


    American Look est un film promotionnel de General Motors de 1958 célébrant la gamme automobile Chevrolet en tant que référence du design et du style industriel américain. Ce film souligne la contribution des designers d’intérieur, industriels, produits et automobiles à l’ère du  “populuxe”.

    Le populuxe désigne un produit ou service à la mode dont le prix, relativement accessible. Le plus souvent positionné en entrée de gamme, il est considéré comme tendance, design, élégant et distingué. L’expression a été créée et popularisée par le sociologue américain Thomas Hine, dans son livre Populuxe (1986).


    Ce film de 28 mn met en vedette une gamme d’extérieurs architecturaux contemporains, d’intérieurs, d’emballages, d’équipements de bureau et de machines industrielles. La seconde partie du film est consacrée au processus de création d’une Chevrolet Impala de 1959 au nouveau centre technique de General Motors à Warren dans le Michigan.

    Le Dôme du centre technique de General Motors à Warren

    Déclarant que “la plus grande liberté du peuple américain est la liberté de choix individuel”, American Look est une ode à la société de consommation. 

  • AMC Rambler Marlin : la fastback ratée… et recherchée


    Dans les années 60, les voitures à toit profilé dit fastback ne se dément pas, mode lancée par la mythique Ford Mustang et la Barracuda et sa lunette arrière si particulière. Ainsi, chez American Motors, la tendance du toit profilé ne passe pas inaperçue.  Faute de moyens, la marque décide de bricoler un nouveau modèle, en utilisant la carrosserie de la Classic 3+3, pour lui greffer un toit profilé.  On lui donne le nom d’un poisson, le Marlin, sorte d’espadon.

    Rambler Ambassador, 1960

    American Motors est créé en 1954 lors de la fusion de Nash Kelvinator et de Hudson. Le nouveau groupe concentre ses efforts sur la gamme Rambler, en abandonnant dès 1957 les autres productions Nash et Hudson. La Rambler trouve son marché face aux encombrantes voitures des trois autres grands constructeurs américains, Ford, General Motors et Chrysler. Ce n’est qu’à la fin des années 50 que la concurrence s’intéresse à ce créneau des compactes, mais Rambler y est déjà solidement implanté. En 1960, la marque Rambler occupe le quatrième rang sur le marché américain derrière Chevrolet, Ford et Plymouth. La gamme s’étoffe vers le haut avec la série Ambassador.

    Le concept car Tarpon, préfiguration de la Marlin

    Un concept car plein de promesses

    À cette époque, American Motors jouait le rôle de suiveur et scrutait tout ce que produisait Détroit. Les designers de cette époque sont jeunes et l’idée de produire une voiture pour les jeunes aiguisent les neurones. Le concept car Tarpon voit le jour en janvier 1964.

    Richard Teague a été designer automobile chez AMC pendant 26 ans. Il était responsable de certains des véhicules intemporels d’AMC. Il décrit le développement de la conception fastback : “Nous avions à l’origine une voiture appelée Tarpon, qui aurait dû être produite … C’était vraiment une voiture soignée, un petit fastback serré. Nous l’avons montré à la convention de la SAE Society of Automotive Engineers (SAE) et tout le monde a été emballé! Sa planche de bord avait une panoplie complète d’instruments, typée sport, des sièges baquets, des roues en aluminium poli et la carrosserie était peinte vermillon avec des particules d’or. Mais la chose qui a tué le Tarpon était le fait que nous n’avions pas de V8 à ce moment-là … “. Le président d’AMC, Roy Abernathy n’aimait pas les petites voitures. Il ne jurait que par les grosses berlines. et décide de mettre la Tarpon sur une base de Rambler Classic. Teague se rattrapera plus tard avec avec l’AMC AMX.

    AMC Rambler 1965

    Suite à cette décision, la Tarpon perd son équilibre de ligne, son assiette est déséquilibrée avec un arrière très long. Sa taille passe de 4.57 à 4.95 m. Elle dispose d’un 6-cylindres de 3.8 litres de 155 ch, d’un V8 de 4.7 litres de 198 ch et d’un V8 de 5.4 litres de 270 ch. Il fallait que cette auto puisse accueillir une famille de cinq. Bob Nixon, l’un des designers qui a participé à la conception de la Marlin, déclarera plus tard que dessiner la Marlin “c’était comme construire une Corvette sur un chassis de Buick”.

    Des ventes en chute libre dès la 2ème année

    La première année en 1965, la Marlin se vend à 10 327 exemplaires et 6 et 8 cylindres.  Les Marlin, 1965, avaient un prix de vente débutant à 3 100 US soit 600$ de plus qu’une Mustang ! La deuxième année, elle perd son partronyme Rambler pour devenir AMC, mais tout s’écroule avec des ventes s”élevant à 4 547.  Les changements cosmétiques apportés aux modèles 1966 sont limités à une nouvelle calandre en aluminium, une barre stabilisatrice ajoutée aux modèles six cylindres et un toit de vinyle noir, offert en option. Afin de relancer les ventes, le prix de la Marlin est diminué de 500,00 $, soit 2 600,00 $, alors que le nom Rambler fut remplacé par celui de AMC.  Cette diminution de prix n’est possible qu’avec la suppression d’équipements de base comme le servofrein.  Comme la Studebaker Avanti, la carrière de la Marlin dure 2 ans et s’achève en 1967.

    Paradoxalement, le modèle 67 – désormais sur un chassis d’Ambassador – est le plus abouti et le plus élégant avec une grille de calandre noire, décorée par une barre chromée qui soutient deux phares antibrouillards et des feux de route superposés.

    Et comme la Marlin n’est pas à un paradoxe près, comme toutes les mal aimées, Edsel, Studebaker… elle est aujourd’hui très recherchée par les collectionneurs.recherchée par les collectionneurs.

    AMC Rambler Marlin de 1966 à Palm Springs. Un modèle aujourd’hui très recherchée.


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